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Communiqué de presse "Contre la répression face à la justice résistance !" PDF Imprimer Envoyer
Mercredi, 20 Mars 2013 16:39

COMMUNIQUE DE PRESSE

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CONTRE LA RÉPRESSION FACE A LA JUSTICE

RÉSISTANCE !

jeudi 21 mars : journée antirépression à Tours

Jeudi 21 mars le Comité de soutien aux « 4 de Tours », Soif d'Utopies, Thanhs For The Futures, Collectif pas de bavures, DAL 37, les Déboulonneurs, le Comité de soutien 37 contre le fichage Adn, des Individus en lutte, ATTAC 37, LDH 37, la Cannabis Social Club Fédération appellent à un rassemblement devant le Palais de justice de Tours à l'occasion d’une journée antirépression.

En effet, ce 21 mars, 3 des « 4 de Tours », qui ont été condamnés à payer 7260 € de « frais de justice » et divers « dommages et intérêts » remettront pour 4000 € de chèques venant de toute la France à l'avocat du Ministre de l'Intérieur Hor-Gué-Valls.

A cette occasion, nous souhaitons faire de ce 21 mars une journée de convergence, avec les trop nombreux réprimés à Tours. Que ce soient des faucheurs volontaires, des personnes poursuivies parce qu'elle refusent de donner leur Adn, des squatteurs expulsés, une personne subissant un chantage policier pour qu'elle donne des renseignements sur des camarades, des antipub détournant des panneaux publicitaires, ou des syndicalistes qui ont vu leurs locaux perquisitionnés par la police.

15 H RASSEMBLEMENT DEVANT LE PALAIS DE JUSTICE

20 H DÉBAT A SAMIRA (Centre Social du Sanitas)

2 Avenue du Général De Gaulle, Tours

Développer la solidarité face à la répression et ses nombreuses facettes qui va en s'aggravant, tel sera le thème central du débat. Comment faire face à la répression judiciaire ? Quelles stratégies développer vis à vis tant de la police que de la justice ? Comment imposer la dimension politique de nos luttes, quand l’institution judiciaire fait de nous des « délinquants » ? Comment organiser des solidarités concrètes, au-delà des désaccords politiques et de la diversité des pratiques ?

Ces questions seront débattues avec les différents individus, collectifs, organisations, syndicats, etc.

 

Tours, le 18 mars 2013

Contacts : J C Berrier : 06 20 91 20 44, Fanny 06 59 44 99 16

 
Contre la répression, face à la justice, marquons notre solidarité et organisons notre défense PDF Imprimer Envoyer
Mercredi, 20 Mars 2013 16:10

CONTRE LA RÉPRESSION

FACE A LA JUSTICE

Marquons notre solidarité et organisons notre défense

 


Solidarité :

Trois des « 4 de Tours » poursuivis par le ministre de l'Intérieur pour diffamation ont été condamnés par la Justice à payer, entre autres, un dédommagement à la ''victime'', le Ministre de l'Intérieur, puisque c’est ainsi qu’il est désigné par les tribunaux. Ces militants avaient voulu alerter, dénoncer la chasse aux sans papiers et le fichier Base Elèves pour ficher les enfants et leur famille.

La Cour de Cassation est à présent saisie. Grâce à la solidarité, les honoraires d’avocats et d’autres dépenses afférentes aux procès ont pu être payés. Cependant, le montant total des condamnations, « frais de justice » et divers « dommages et intérêts » est de 7260 €.

Jeudi 21 mars 2013, nous remettrons pour 4000 € de chèques venant de toute la France à l'avocat du Ministre de l'Intérieur Hor-Gué-Valls, car la date de validité de ces chèques arrive bientôt à expiration.

Nous souhaitons faire de ce 21 mars une journée de convergence, avec les trop nombreux réprimés à Tours, notamment :

  • une camarade poursuivie pour avoir refusé le fichage ADN suite à des violences policières
  • des squatteurs impliqués dans des luttes politiques, expulsés de leur habitation
  • un syndicat dont les locaux ont été perquisitionnés, et qui est poursuivi en justice par un « chef » qui ne supporte pas la critique.
  • une camarade « invitée » par les flics à leur donner des informations sur des militants, odieuse proposition appuyée par un chantage par rapport à la garde de son fils.
  • des « Faucheurs Volontaires » poursuivis pour avoir dénoncé par leurs actions l’invasion du vivant par les OGM
  • des camarades antipub condamnés pour avoir détourné des panneaux publicitaires

 

Un moment pour confronter nos expériences :

Il est important de développer la solidarité face à la répression et ses nombreuses facettes qui va en s'aggravant.

Comment faire face à la répression judiciaire ? Quelles stratégies développer tant vis à vis de la police que de la justice ? Comment imposer la dimension politique de nos luttes, quand l’institution judiciaire fait de nous des « délinquants » ? Comment organiser des solidarités concrètes, au-delà des désaccords politiques et de la diversité des pratiques ?

Ces questions seront débattues avec les différents individus, collectifs, organisations, syndicats, etc.

JEUDI 21 MARS :

- 15 H RASSEMBLEMENT DEVANT LE PALAIS DE JUSTICE

- 20 H DÉBAT A SAMIRA (Centre Social du Sanitas)

2 Avenue du Général De Gaulle, Tours

Signataires :

Comité de soutien aux « 4 de Tours », Soif d'Utopies, Thanks For The Future, Collectif Pas de bavures, DAL 37, les Déboulonneurs, Comité de soutien 37 contre le fichage ADN, ATTAC 37, LDH37, …

 
QU'EST-CE QU'UN PROCÈS POLITIQUE ? Remarques autour des poursuites judiciaires contre les « 4 de Tours »  (Chantal Beauchamp, 25 août 2011) PDF Imprimer Envoyer
Vendredi, 26 Août 2011 19:21

Version papier (PDF)

Suffit-il qu’un procès soit intenté, par un ministre, à des militants politiques hostiles au pouvoir en place pour que ce procès soit ipso facto politique ?

Suffit-il que le pouvoir poursuive en diffamation des militants politiques pour que cela constitue ipso facto une atteinte à la liberté d’expression ?

Lire la suite...
 
Courrier de soutien de Gérard Noiriel PDF Imprimer Envoyer
Samedi, 11 Septembre 2010 09:36

Chers amis,


Malheureusement, je ne pourrai pas être des vôtres lors du débat que vous organisez le 14 septembre pour protester contre le procès pour diffamation que vous intente le ministre de l’Intérieur. Par ce message, je voulais néanmoins vous exprimer mon entière solidarité et vous féliciter pour le combat que vous menez contre les dérives actuelles de la politique d’immigration.


Le fait que vous soyez poursuivis pour diffamation parce que vous avez voulu informer l’opinion sur certaines pratiques administratives à l’égard des « sans papiers » est une illustration supplémentaire des dangers qui menacent les libertés publiques dans notre pays aujourd’hui.


Aucun historien sérieux ne pourrait contester qu’en faisant pression sur les directeurs d’établissements scolaires pour connaître la nationalité des parents qu’elle cherche à expulser, l’administration française se livre à des pratiques d’identification des personnes qui rappellent celles qui avaient cours sous Vichy.


Depuis que Monsieur Hortefeux a lancé cette plainte contre vous, nous avons eu de nouvelles illustrations des dérives de cette politique sécuritaire, notamment à l’encontre des Roms. Une multitude de personnalités politiques, de gauche mais aussi de droite, de journalistes, d’universitaires, d’hommes d’Eglise, etc, ont à leur tour établi un parallèle avec les pratiques du régime de Vichy. Le ministre de l’Intérieur n’a pourtant pas annoncé qu’il allait les poursuivre pour diffamation. On peut dès lors se poser la question : pourquoi cet acharnement se focalise-t-il sur les militants associatifs ?


Dans une démocratie, les usages mémoriels du passé sont nécessaires. Tous les citoyens n’ont pas un accès égal aux grands moyens de communication. Ceux qui combattent les pouvoirs en place ont toujours beaucoup de mal à se faire entendre. C’est pourquoi, ils sont dans l’obligation d’employer des formules choc, de mobiliser des références ou des images qui frapperont l’opinion. La référence que vous avez faite au régime de Vichy s’explique aussi par ce type de contraintes communicationnelles. Cela n’a absolument rien de nouveau. Dans le passé, les syndicats ouvriers dénonçaient les patrons « buveurs de sang », et il arrive encore aujourd’hui que les manifestants crient « CRS-SS ».


Même s’ils n’appréciaient pas nécessairement ces comparaisons, jusqu’ici tous les républicains considéraient qu’il s’agissait d’une forme d’expression normale dans une société démocratique. La plainte déposée contre vous par le ministre de l’Intérieur montre qu’il n’en va plus de même aujourd’hui. Ce travail de censure historique est absolument inadmissible et contraire à la tradition républicaine française.

Gérard Noiriel

 
« Y’en a ras le bol de cette histoire du passé ». par Jean-Marie Laclavetine PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 20 Juillet 2010 13:34

 Notre ministre de l’Intérieur est l’auteur d’une intéressante formule, prononcée lors de la tenue d’assises sur l’immigration qu’il avait organisées (sans aucune arrière-pensée) à Vichy en 2008: « Y’en a ras le bol de cette histoire du passé ». On reconnaît là le style incomparable du sarkozysme conquérant, entièrement tourné vers l’avenir et aussi soucieux du respect des morts que de celui de la langue française. L’Histoire, pour les dirigeants actuels, ne saurait avoir qu’une fonction : servir leur action. On citera donc aussi aisément Jaurès ou Blum que Maurras ou De Gaulle ; on utilisera sans vergogne la dernière lettre du communiste Guy Môquet tout en tenant aux agriculteurs de France un discours de pure essence pétainiste.

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